Plonge dans la tete d’un homme traumatise et perdu, la lecture se passe a travers les yeux du personnage principale sur ce monde, a vous de l’accompagner et de decidez s’il est fou ou pas.
– Elle me poursuit. Elle ne compte pas s’arreter, vous devez faire quelque chose, vous etes la police tout de meme.
Dit un homme vetu d’un pantalon noir use au niveau des genoux et d’un haut gris tres usee sur certains endroits a tel point qu’il en est devenu totalement transparent.
– Qui vous poursuit monsieur, asseyez-vous et dites-le-moi.
– Je vais a la salle de sport pour m’entrainer, je sors de la salle, je mets mes baskets et ils sont dechires. Regardez ca !
Dit-il en soulevant ses deux jambes en l’air, pour que l’agent de la police puisse bien voir l’etat de ses chaussures.
– J’ai vu un film en 2001, c’etait exactement la meme situation. Vous savez que la fin de monde arrive bientot ?
– Attendez, votre nom et prenom, dit le policier, a qui ce genre de personne ne faisait plus aucun effet.
– Je ne suis pas la pour ca, elle me poursuit, je l’ai quitte mais elle ne veut pas me lacher, elle me suit partout. Elle a achete un appartement sur chacun des 4 etages au-
dessus du mien. Elle a loge des nains la-bas et toute la journee ils courent et font beaucoup de bruit, elle veut me rendre fou. Dit l’homme en tapant sa tete avec les mains.
L’ombre d’une femme est passe a travers la fenetre du cabinet de policier.
– Elle est la ! Elle est la ! Je dois me cacher. dit-il et s’enfuit du bureau de police. « Je dois me cacher, avant qu’elle ne me retrouve » pense-t-il en courant de toutes ses forces.
– Monsieur, monsieur reveillez-vous s'il vous plait, vous ne pouvez pas dormir ici.
Dit un serveur en tenant des grands sacs-poubelles dans les mains. Gubi se reveille entoure de sacs d’ordures. Il ne se rappelle ni comment il est venu la, ni quand il s’etait endormi. La douleur dans le dos ete forte, il a surement passe ici des nombreuses heures.
– C'est elle qui m'a ramene ici ? Pensa-t-il.
– Qu’est-ce qu’elle a fait avec moi ? Elle a du m'endormir, il faut que j'aille a la police. Non d’abord je dois aller manger, oui cela fait longtemps que je n'ai pas mange, mais peu importe ou je vais, elle peut me poursuivre elle pourra m'empoisonner. Il faut que je rentre a la maison. Quelle est mon adresse, quelle est mon adresse, elle a efface ca de ma tete, il faut que je m’en rappelle, ou j'habite, c'est un immeuble de 4 etages, oui c'est vrai elle habite au 4e etage, 4e etage, le chiffre 4 est un mauvais chiffre, elle a pris cet appartement pour faire de ma vie un enfer. 3e etage, 3e etage, 3e etage, pourquoi 3e etage, c'est vrai ma grand-mere m'a offert cet appartement mais ou est cet appartement ou est ce que j'habite il faut que je m’en rappelle il faut que je me rappelle il faut absolument que je me rappelle mais comment je vais me rappeler si je ne me rappelle pas, tout ca c'est sa faute elle a efface ca de ma tete, elle veut me rendre fou elle n’arrivera pas elle n’arrivera pas je sais qu’elle n’arrivera pas je ne peux pas la laisser faire. Il fait nuit je ne vois rien… mon telephone c'est bon je viens de me rappeler ! J’ai enregistre mon adresse dans mon telephone, ou est mon telephone ? Il n'y a aucune information dans le portable, elle a tout efface. Ma grand-mere, ma chere grand-mere, faut que je l'appelle c'est la seule personne qui peut m'aider, c'est la seule personne qui m'aime c'est la seule personne qui veuille que je vis une bonne vie.
Il a sortie de sa poche un petit telephone, dont l’ecran etais completement brise et avec tres peu de batterie.
– Allo grand-mere, j'ai oublie mon adresse elle a efface l’adresse de ma tete.
– Stupide garcon, – dit une voie grave de l’autre cote du fil – tu ne te rappelles jamais de rien, pauvre con, tu habite au boulevard Filles de calvaire.
– Merci ma grand-mere je t'aime merci, elle voulait me rendre fou mais elle n’a pas reussi heureusement que je t’ai dans ma vie.
– Va te soigner espece d'abruti.
Puis elle a raccroche.
– Calvaire, calvaire, fille de calvaire, calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire calvaire. Voila, je suis la ! Elle se cache derriere le hall je le sens des que je vais ouvrir la porte elle va sauter sur moi il faut que je fasse doucement, – dit-il en passant la tete doucement a travers la porte.
– Non elle n’est pas la, elle doit m'attendre directement dans l'appartement. 3 etages, 3 etages, je dois monter 3 etages, qu'est-ce qui va se passer, qu'est-ce qui va se passer, va-t-elle sauter sur moi ? Va-t-elle essayer de me tuer a nouveau ? La porte de l'appartement est ouverte, elle a essaye de rentrer chez moi elle est rentree chez moi, elle va essayer de me tuer je le sens, je le sais il faut que j'appelle la police il faut que j'appelle la police la police la police la police vive la police vive la police vive la police ! Non, je vais me battre avec elle, non je vais me battre avec elle… je peux – j'ai de la force – je peux ! Pourquoi il n'y a pas de lumiere dans la chambre ? Pourquoi tout est eteint ? Ou est l'interrupteur ? Elle a deplace l'interrupteur pour que je ne le trouve pas, voila je l'ai trouve, voila la lumiere, elle n'est pas aussi forte qu’avant, elle a du baisser la luminosite des ampoules. Encore du bruit, encore des nains qui courent dans l'appartement en haut, mes rideaux sont brules, ma table griffee. Elle a griffe la table avec ses ongles, je reconnais les traces, Ou est la nourriture dans mon frigo ? Il n'y a plus rien elle a tout mange, elle a mange toute la nourriture que j'avais, elle va me tuer il faut que j'appelle la police.
Le lendemain matin, Gubi se fait reveiller par le soleil qui illuminait legerement la piece a travers des rideaux noirs epais. Il etait allonge par terre avec un telephone a cote de sa tete, qui n'arretait pas de sonner. Il decrocha.
– Tu es ou pauvre con ? Tu sais qu'il est deja 11h du matin et tu n’es toujours pas au travail ? Qu'est ce tu vas avoir comme excuse encore ? Depeche-toi. Dit la personne au telephone puis raccrocha. « Un autre jour terrible dans cet enfer », pensa-t-il en posant son telephone par terre. Il commenca a se lever lentement du sol, puis il se rendit compte que quelqu'un l'attendait, se leva brusquement et courut en claquant la porte de l’appartement, dans les memes vetements qu'hier, sans se rappeler lui-meme quand est qu’il les avait changes la derniere fois.